Optimiser l’apprentissage : réflexions sur les pratiques pédagogiques
Optimiser l'apprentissage : réflexions sur les pratiques pédagogiques
En abordant les processus d’enseignement et d’apprentissage, les formateurs sont confrontés à une tâche complexe : comment maximiser l’efficacité de la transmission des connaissances et du développement des compétences chez les apprenants ? Pour répondre à cette question, il est crucial de prendre du recul et de réfléchir à certains aspects fondamentaux.
Tout d’abord, comment fonctionnent les apprenants ?
Quels sont les mécanismes cognitifs impliqués dans leur apprentissage ?
Comment leur motivation est-elle suscitée et entretenue ?
Comment apprennent-ils ? Dans quelles conditions ?
Quels sont les facteurs qui freinent leur apprentissage ?
En se penchant sur ces questions, les formateurs peuvent mieux adapter leurs pratiques pédagogiques pour optimiser l’engagement et favoriser la rétention des connaissances. Une question clé se pose finalement à tout formateur: dans quelles mesures mes approches, les moyens que j’utilise, vont aider (ou pas) les apprenants à mieux mobiliser leurs capacités et à développer ainsi plus efficacement les compétences attendues ? Et, vers quelles approches évoluées ?
Ces questions préalables introduisent la manière dont les pratiques pédagogiques peuvent être ajustées pour mieux répondre aux besoins des apprenants. Cela peut nécessiter une remise en question de méthodes plus traditionnelles au profit d’approches plus novatrices et dynamiques. Il s’agit d’explorer de nouvelles façons de concevoir et de dispenser la formation, en mettant l’accent sur l’activation des capacités cognitives des apprenants.
L’intégration du numérique dans le processus d’apprentissage est un élément clé de cette réflexion, mais il ne peut être considéré comme une fin en soi.
Les nouvelles technologies offrent des outils puissants pour soutenir l’innovation pédagogique, mais elles ne peuvent pas remplacer une réflexion approfondie sur la manière d’optimiser l’engagement des apprenants.
En effet, les études en sciences cognitives (1) montrent que l’apprentissage est plus efficace lorsque les apprenants sont activement impliqués dans le processus, plutôt que de recevoir passivement des informations.
Cela signifie que les formateurs doivent encourager les apprenants à produire un effort mental pour mobiliser et intégrer les connaissances, plutôt que de simplement tenter de leur transmettre.
En adoptant cette approche, les formateurs peuvent aider les apprenants à développer des compétences plus solides et durables. De plus, cela peut contribuer à transformer les organisations en entités plus apprenantes, où le développement des compétences est perçu comme un processus continu et essentiel à la croissance individuelle et collective (2).
L’animation d’une session de formation augmenté par le digital nécessite préalablement une réflexion approfondie sur les besoins et les caractéristiques des apprenants, ainsi que sur les meilleures pratiques pédagogiques pour les engager de manière active et efficace.
En combinant une compréhension des sciences cognitives avec des approches innovantes et dynamiques, les formateurs peuvent créer des expériences d’apprentissage stimulantes et enrichissantes pour les apprenants, et produire des résultats optimums pour les organisations dans lesquelles ils évoluent.
(1) Notre article sur l’apport des sciences cognitives (ici)
(2) Sur l’organisation apprenante, ouvrage de Peter Senge « La Cinquième Discipline. L’Art et la manière des organisations qui apprennent »
